No 6 Minute 57

6. On nous prévoyait 500 000 morts au Royaume-Uni (à 57 min)

Surfant sur l’idée que les autorités ont voulu générer la peur, l’infectiologue Christian Perronne raille «le plus grand canular» de l’épidémie : la projection, par Neil Ferguson, de 500 000 morts au Royaume Uni. Les modélisations de l’épidémiologiste star de l’Imperial College of London ont bien pesé dans les décisions des Etats européens (y compris en France) de prendre des mesures sévères pour endiguer l’épidémie. Mais l’argument selon lequel la projection s’est révélée fausse parce que le Royaume-Uni n’a pas connu l’hécatombe annoncée est absurde. La modélisation entendait évaluer le risque encouru si aucune mesure n’était prise contre l’épidémie. Certes, on ne saura jamais ce qu’il serait advenu si le confinement n’avait pas été décrété. Mais c’est pour éviter qu’il y ait 500 000 morts qu’il a été décidé.

Les prévisions de Ferguson, Par Jacques Pezet 3 juin 2020 à 15:36

Les prévisions de Ferguson, qui ont conduit de nombreux pays à se confiner, étaient-elles fantaisistes ?
Un vieux code

Dernier argument de National Review : «En mars, Ferguson a admis que son modèle de la maladie Covid-19 de l’Imperial College était basé sur un code informatique vieux de 13 ans, non documenté, destiné à être utilisé pour une pandémie de grippe redoutée, plutôt que pour un coronavirus. Ferguson a refusé de divulguer son code original pour que d’autres scientifiques puissent vérifier ses résultats. Il n’a publié une série de codes fortement révisés que la semaine dernière, après un délai de six semaines.»

Suède - Suisse - Royaume-Uni