Justice
Nos Libertés

29 avril 2020 NF, L’affaire FIFA mine la réputation suisse
Des citoyens en colère
«Qu’un procureur fédéral procède désormais systématiquement avec un tel amateurisme et risque de faire avorter une procédure après l’autre pour cause de partialité mine la crédibilité de la poursuite pénale suisse», met en garde le professeur.
«Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de citoyens qui m’ont contacté» à propos de l’affaire, notamment d’anciens procureurs, chefs de police ou juges. Ils ne comprennent pas et sont en colère à propos de ce qui se passe actuellement au MPC, poursuit M. Pieth. ats
Les dix stratégies de manipulation de masses
1/ La stratégie de la distraction
2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
3/ La stratégie de la dégradation
4/ La stratégie du différé
5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas âge
6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

23 avril 2020 LE GRAND SOIR, Le cas de Julian Assange n’est rien d’autre qu’un procès spectacle moderne
En réalité, cette affaire révèle des dysfonctionnements systémiques qui font passer nos États constitutionnels occidentaux pour des ’démocraties équitables’, où la protection de la loi ne peut être invoquée que tant que les machinations des puissants ne sont pas fondamentalement remises en question. Dans les quatre États concernés – la Suède, la Grande-Bretagne, les États-Unis et l’Équateur – le système judiciaire s’est révélé incapable, pendant dix ans, de prévenir ou de corriger les graves abus commis par l’État et d’offrir à Julian Assange ne serait-ce qu’un semblant de procès équitable. L’affaire Assange doit enfin être reconnue pour ce qu’elle est : une attaque totalitaire contre l’État de droit et la liberté de la presse, sans laquelle une démocratie saine n’est pas possible. Si nous ne voulons pas nous réveiller bientôt dans une dictature mondiale, nous ferions mieux d’ouvrir les yeux !
Nils Melzer
professeur de droit international à l’université de Glasgow et rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture. Il enseigne également à l’Académie de droit international humanitaire et des droits de l’homme de Genève. Auparavant, il a travaillé pour le Comité international de la Croix-Rouge dans des zones de crise pendant douze ans, puis a été Conseiller en politique de sécurité auprès du Ministère suisse des Affaires étrangères.